17 sept. 2010




Nous avons tous deux vies :
la vraie, celle que nous avons rêvée dans notre enfance, et que nous continuons à rêver, adultes, sur un fond de brouillard ;
la fausse, celle que nous vivons dans nos rapports avec les autres,
qui est la pratique, l'utile,
celle où l'on finit par nous mettre au cercueil.


( Fernando Pessoa. Le Gardeur de troupeaux et autres poèmes)

22 févr. 2010

Tristesse


Tristesse tu t'es emparee de mon coeur et de mon corps...
Vais-je renaitre? C'est la seule chance qui me reste..
Grosses larmes partout..

31 janv. 2010


Un cauchemar me réveille à 5 heures du mat. et je n'arrive pas à me rendormir. Je le raconte pour m'en débarrasser...
"Maman et moi dans Beyrouth, on discutait que a ce point là, la présence syrienne au Liban était plus "acceptable" que la présence israélienne, puisque les israéliens sont plus féroces et sont formés comme des sauvageons si comparés aux syriens.”
Puis le décor change... "On était ma sœur et moi a Dahr-el Baydar désertée en plein milieu d'autoroute, se préparant à s'assoir sur une table avec trois chaises toutes blanches. J'avais un journal libanais francophone à la main et je rediscutais avec ma sœur les constatations de la première partie du rêve. Et voila que maman nous rejoint à table. Je lisais aussi que pour le festival de Baalbeck cette année, et cela avait paru un comme un évènement proche, on avait décidé de réduire le nombre de spectateurs pouvant prendre l'autobus, à vingt, et ceci comme " mesures sécuritaires", cela m'avait mis mal à l'aise. Soudain, le ciel se remplit d'avions tout blancs, survolant à basse altitude, émettant un son tres bruyant. Un de ces avions se rapproche tout près de nous et à cet instant je me met à crier "Mami!!!" je voyais la mort en face, j'attendais à ce que cet avion lâche une bombe... Mais ce n'est pas arrivé ... Tous ces avions remplissaient le ciel, volaient à vitesse rapide et allaient dans tous les sens. A part leur blancheur remarquable, ils ressemblaient à des vautours en proie à des Libanais. Je m'attendais toujours a ce que ces vautours pondent leurs œufs mortels cad des bombes... mais rien heureusement... nous étions prises de panique, on se lève de table pour fuir. On voit quelques voitures passer. On leur demande d'arrêter... Moi je ne voulais pas perdre les tasses de café... mais
que
puis je faire, je ne peux pas tout emporter, alors je m'agrippe à un petit objet, c’était petit comme une petite poivrière mouillée. Nous montions dans une voiture bordeaux, il me semblait que je connaissais le chauffeur... "
Lorsque je me réveille, j'ai la main agrippée et le cœur qui bat fort...
Quel cauchemar!! D’où m'est il venu... ?? Je suis très mal à l'aise...
Je me lève et prépare un café...

21 nov. 2009


Je fais ma grasse matinée. Les arbres dénudés perçus de ma fenêtre m'apaisent. J'ai besoin de leur stabilité, de leur vie monotone réglée sur les saisons. Ils se trouvent la immobiles, maintenant dépourvus de feuilles, ensuite ils commenceront à porter leurs habits timidement, seront verts, puis jaunes puis rouges puis bordeaux, puis nus de nouveau... ils referont la même chose tant qu'ils resteront vivant.

22 oct. 2009
















Le 22 octobre 2009

Six ans déjà...
Ma mémoire est embrouillée: est-ce que je t'ai offert cet extrait pour ton anniversaire, ou est-ce que je visais a le faire dans l'avenir? Je ne sais pas pourquoi je ne me rappelle pas.. Peut-être que mon vrai souhait non réalisé était de m'assoir a tes
côtés et savourer la lecture ensemble.. Toi, un amoureux de la Nature, tu aurais apprécié sa lecture comme on apprécie la fraicheur d'une brise en plein été..

"Je ressens le désir du réel. Trouver ce qui existe, ce qui entoure, sans cesse dévorer des yeux, reconnaître le monde. Savoir ce qui n'est pas secret, ce qui n'est pas lointain, le savoir non avec son intelligence, mais avec ses sens, avec sa vie. Je ressens ce désir de réel avec tant de force qu'il me semble parfois que tous les autre désirs s'évanouissent. Je voudrais ouvrir les portes, les fenêtres, abattre les murs, arracher les toits, ôter tout ce qui me sépare du monde.

Je voudrais vivre dans un endroit tel que je pourrais voir sans cesse la mer, le ciel, les montagnes. J'ai faim et soif de chaleur, de vent, de pluie, de lumière. Les villes des hommes me gênent, les mots des hommes me gênent. Ils font obstacle à mon désir comme s'ils dressaient un écran devant le monde. Je voudrais retrouver les pays où personne ne parle, les pays de bergers et de pêcheurs où tout est silencieux, dans le vent et la lumière."

Jean-Marie Gustave Le Clezio



18 oct. 2009


Le 18 octobre 2009

Accueil,pluie,aéroport,adieu,neige d'octobre,angoisse du lendemain,...
Toutes sortes d'émotions en ce dimanche. Mais
demain,promis,je te retrouverai ma monotonie, ma fidèle compagne.

10 sept. 2009


10 Septembre 2009

Le froid se fait sentir déjà. La piscine a été vidée: finies les petites heures passées à son bord, un livre à la main, en maillot de bain. C'est comme si on se précipitait vers l'automne , cette période casanière. Bientôt le temps des célébrations américaines qui sont l'une plus écoeurante que l'autre. Et comme ça le deuxième semestre de l'année se termine, après lequel s'ouvre un nouvel espoir. Je prospecte dès à présent sur le restant des mois à venir; c'est a cause de mon étouffement. Oui j'étouffe. J'étouffe!!!